L'IMPUISSANCE
ULTIME
Il y a plusieurs années je m'étais inscrite pour suivre un cours de cinq
semaines en Virginie du sud. Puisque cette affaire devait être aussi longue,
et que les chambres de motel arrivaient rapidement à me lasser, j'avais
loué une petite kitchenette dans un vieux motel sur la vieille route n°1.
En plus d'un plus grand confort et d'une plus grande taille, cela me fournit
également plus d'intimité ; aucune de mes collègues de classe n'avaient
voulu "clairement venir ici". La tranquilité est probablement la vraie
raison qui me fit rester là. Cet appartement n'était pas fanstastique
mais il y avait un service de chambre chaque samedi matin, c'était propre
et très privé.
Un samedi soir je décidai de prendre quelques photos de moi-même en bondage.
L'appareil-photo et le flash étaient placés sur un trépied et le câble
souple de 6m de l'obturateur à distance en forme de poire était connecté
sur l'appareil et positionné sur le sol où je me trouvais. Mon équipement
était entièrement de couleur blanche, un soutien-gorge 95D bien rempli
; une ceinture de taille autour de ma taille la réduisant à 66 centimètres,
(la mienne avait été ainsi il y a longtemps) et une culotte d'un blanc
pur accrochée confortablement d'une hanche à l'autre, 96 centimètres,
au-dessus d'un porte-jarretelles blanc. Les bas étaient d'un noir profond
avec juste une touche de vamp ajoutée par une paire de bottines noires
avec des talons-hauts de 10 centimètres.
La position pour la première photo serait le "hog-tie", une de mes positions
favorites. Commençant par les chevilles, mes jambes furent également fixées
au-dessous et au-dessus de mes genoux et de mes cuisses. Pour rendre cela
un peu plus restrictif, mes chevilles furent fixées au dos de mes cuisses
avec deux tours de corde. Attaché de cette manière, les jambes étaient
comme un grand paquet solidaire et ne pouvaient seulement qu'être déplacées
autour de la taille.
Plusieurs tours de corde juste au-dessous du soutien-gorge et quelques
autres supplémentaires autour de ma taille furent serrés de sorte que
mes bras pouvaient juste être passés dans les boucles, mais avant de faire
cela un bâillon-boule (blanc naturellement) étira ma mâchoire et fut étroitement
noué derrière mon cou.
La touche finale était de fixer les poignets. Une extrémité d'une courte
corde en nylon tressée fut attachée à la corde qui entourait mes chevilles
et l'autre extrémité était transformée en deux boucles concentriques avec
un noeud glissant. Quand les deux poignets furent passés dans les deux
boucles et tirés contre les chevilles, cela sembla très sécurisé. Parce
que le nylon donnait un peu de jeu, je pouvais habituellement travailler
pour libérer mes mains avec un peu d'effort quand je voulais sortir de
mon bondage.
Comme sauvegarde j'utilisais habituellement un couteau que je pouvais
atteindre ; cependant, quand les choses se font sans problème pendant
si longtemps, une personne tend à devenir négligente : cette fois donc,
aucun couteau !
Après avoir pris quelques images, je décidai de me libérer en glissant
mes mains hors des doubles boucles. Cela ne me prit pas longtemps pour
me rendre compte que j'étais coincée. Les deux boucles de la corde étaient
entre la bosse de mes poignets et mes mains. N'ayant jamais utilisé de
corde tressée pour mes poignets avant cela, je ne m'étais pas rendu compte
que cette corde ne glissait pas et n'était pas extensible comme le nylon
torsadé. Avec toute la lutte afin de me mettre en position pour les photos,
la corde des chevilles avait tiré sur la boucle du noeud coulant qui était
devenue très serrée.
Avec les cordes maintenant mes bras serrés contre mon dos, il n'y avait
aucun moyen de me libérer. Je commençai à me tordre, à lutter et à m'agiter,
mais aucune des cordes ne se desserra, même un peu.
Après ce qui me sembla comme une éternité mais qui n'était seulement que
quelques minutes, j'étais trempée de sueur et toujours attachée très étroitement.
Le seul mouvement que je pouvais faire était de me plier à la taille et
de rouler un peu. Lentement, je commençai à réaliser ma situation : portant
un bâillon efficace et très serré à travers lequel je pouvais seulement
gémir il m'était impossible d'appeler à l'aide, la femme de ménage ne
serait pas ici avant au moins une semaine, et mes collègues de classe
ne savaient même pas où je me trouvais.
La panique et la crainte remplissaient mon esprit par flots entiers et
la lutte était inutile. Les cordes semblaient devenir de plus en plus
serrées et le plancher de plus en plus dur, tout commençait à me faire
mal. Je frottai le bâillon-boule contre le sol essayant de l'expulser
de ma bouche, mais cela ne m'aida pas ; ma mâchoire me fit simplement
un peu plus mal.
Les couteaux de la cuisine demandaient un long et lointain chemin, avec
la traversée d'une porte, et étaient situés dans un tiroir en hauteur.
Il n'y avait aucune possibilité de les récupérer. J'envisageai de faire
tomber la télévision, espérant que la chute casserait le tube et que je
pourrais ensuite utiliser les bouts de verre pour couper mes liens et
me libérer. C'était la seule chance de sortir de ce qui me semblait être
des cordes toujours de plus en plus serrées, mais la télé était allumée
et j'eus peur d'être électrocutée.
Alors je me rappelai que dans la poche de mon jeans il y avait un petit
canif que j'avais trouvé cet après-midi. Le jeans se trouvait sur une
chaise à environ 3 mètres de distance. Avec les cordes retenant mes chevilles
sur mes cuisses, les cordes supplémentaires maintenant mes bras serrés
contre mon dos et mes poignets solidement fixés à mes chevilles, 3 mètres
étaient un très très très long chemin.
Mais maintenant avec un certain espoir et un but, la panique commença
à diminuer. Enfin me tortillant comme un ver jusqu'à l'arrière de la chaise,
je tirai les pattes du pantalon vers le sol. Je commençai à fouiller dans
les poches, mais avec mes doigts commençant à avoir des fourmies et travaillant
derrière mon dos, cela allait très lentement. Je ne trouvai aucun couteau,
le couteau n'était pas là.
Après avoir fouillé les poches trois fois supplémentaires le sentiment
d'impuissance et la panique recommencèrent de nouveau à m'envahir. Le
couteau n'était pas là !
Je commençai vraiment à réfléchir rapidement. Qu'est-ce qui était sur
le sol pour proche du sol et que je pouvais attraper pour couper mes liens
et me libérer ? L'idée de faire tomber la télévision m'effrayait toujours
parce qu'elle était allumée et que je ne pouvais pas être sûre qu'elle
n'atterrisse pas sur moi, et si c'était le cas, elle ne se casserait pas,
ou si elle se cassait je serais electrocutée. Mon seul espoir était d'arriver
au tiroir de la cuisine, mais pour faire cela quelques cordes devaient
être enlevées.
Après ce qui me sembla comme le meilleur effort que je pouvais rassembler,
j'arrivai à faire glisser la corde qui entourait et maintenait mes chevilles
et et mes cuisses serrées ensemble, en l'accrochant sur le coin de l'armature
du lit. En roulant et en m'agitant tout en serrant mes chevilles aussi
serrées que possible contre mes cuisses, je glissais finalement cette
corde au-dessus de mes genoux. Ce n'était pas beaucoup, mais ce petit
morceau de liberté était merveilleux.
Avec ce mouvement additionnel disponible, ma tête contre le côté du lit
et en luttant beaucoup, je fus capable de me mettre à genou. Dans cette
position je pouvais trottiner sur les 10 mètres vers la cuisine, pousser
la porte en position ouverte pendant que j'avançai, accrocher la lanière
du bâillon-boule à la poignée du tiroir aux couteaus et tirer ce tiroir
pour qu'il tombe avec son contenu sur le plancher. Les 10 mètres ressemblaient
au dernier tiers du Marathon du New-York mais c'était mon seul espoir
de me libérer.
Il fallait que j'agisse vite parce que je n'avais plus de sensation dans
ma main gauche. Avant de débuter mon long voyage je jetai un dernier regard
derrière moi au pantalon sur le sol. Il était là : LE CANIF, posé sur
le plancher à côté de mon jeans. Il avait dû tomber hors de la poche lorsque
j'avais tiré le pantalon vers le sol, mais comme je m'étais tortillée
en arrière jusqu'aux poches, le canif était hors de ma vue.
Cela doit avoir été très difficile de l'ouvrir sans aucune sensation dans
une de mes mains, mais je ne m'en souviens pas et quelques courtes minutes
après j'étais LIBRE, endolorie, épuisée, et très très soulagée.
Depuis ce temps je fais beaucoup plus attention lorsque je me mets en
position de self-bondage, mais je doit admettre que cela fut une expérience
très passionnante. Une fois que ce fut terminé, je réalisai que j'avais
expérimenté le degré ultime dans l'impuissance : être attachée sans aucune
possibilité de me libérer.
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